Chaque été, les refuges français saturent. En 2025, 63 500 abandons ont été recensés entre juin et août, soit environ un animal délaissé toutes les deux minutes. Derrière ce chiffre alarmant se cache souvent une réalité simple : des propriétaires qui partent en vacances sans avoir trouvé de solution satisfaisante. La garde à domicile, encore trop peu connue, répond pourtant à cette situation de façon concrète et humaine.
Rester chez soi : un confort qui change tout pour l’animal
Le principe du home sitting est simple : un gardien s’installe au domicile du propriétaire pendant son absence, et prend soin des animaux sur place. Pas de trajet stressant, pas de cage inconnue, pas de promiscuité avec d’autres animaux. Le chien ou le chat conserve ses repères, ses horaires, ses jouets et ses habitudes. Pour des animaux particulièrement sensibles au changement d’environnement, cette continuité peut faire une différence notable sur leur comportement et leur niveau d’anxiété.
A voir aussi : Disons demain mon compte : tout savoir pour gérer votre compte
C’est précisément sur ce modèle que repose la garde de vos animaux à domicile proposée par Maison Gardée : des retraités bénévoles, souvent en couple, s’installent chez vous le temps de votre absence. Disponibles à plein temps, sans activité professionnelle parallèle, ils assurent aussi une présence dans la maison (relève du courrier, arrosage des plantes, sécurité), ce qui va bien au-delà d’un simple pet-sitting ponctuel.
Un marché en pleine expansion, mais des acteurs très inégaux
La demande pour ce type de service est portée par une tendance de fond : en 2025, 61 % des foyers français possèdent au moins un animal, pour un total estimé à 79 millions d’individus. Le marché global des animaux de compagnie pèse désormais 6,6 milliards d’euros en France, avec une croissance de 40 % sur dix ans. À l’échelle mondiale, les services de garde d’animaux représentaient 2,6 milliards de dollars en 2023, avec une progression annuelle attendue de 10,5 % jusqu’en 2032.
Lire également : Pourquoi choisir une poussette nomade pour vos déplacements ?
Cette croissance attire des acteurs très variés, et tous ne se valent pas. Certaines plateformes ont fait l’objet de signalements pour des prélèvements opaques ou des profils de gardiens insuffisamment vérifiés. Avant de confier son animal à un service, quelques vérifications s’imposent : existence d’un contrat de garde, couverture assurantielle du gardien (responsabilité civile, frais vétérinaires en cas d’accident), sélection sérieuse des profils. Une visite préalable pour que l’animal rencontre le gardien avant le départ est aussi fortement recommandée.
Sur le plan légal, tout gardien rémunéré est tenu de détenir l’ACACED (Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d’Espèces Domestiques) et de déclarer son activité auprès de la DDPP. En revanche, une garde bénévole et occasionnelle, comme celle pratiquée dans le cadre du home sitting par des retraités non rémunérés, n’est pas soumise à cette obligation légale.
Des retraités bénévoles : un modèle fondé sur la confiance
Le home sitting par des retraités passionnés existe en France depuis les années 1980. Ce n’est donc pas une tendance récente, même si la demande s’est considérablement accélérée. La disponibilité totale, l’expérience de vie et l’absence de motivation financière de ces gardiens constituent un profil difficile à trouver ailleurs. Pour un propriétaire, la sérénité du départ tient souvent à cette relation humaine : connaître la personne qui dort dans sa maison et s’occupe de son animal, pouvoir lui faire confiance sans arrière-pensée.
Partir en vacances sans culpabilité, c’est possible. À condition de ne pas attendre le dernier moment, et de choisir une formule adaptée à la personnalité de son animal.

